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dix-septième siècle différa peu de celle des deux siècles précédents.

Lisez donc les épigrammes de Racine et de Boileau. Le sel n’en est guère attique.

Au dix-huitième siècle, par exemple, l’esprit devint acéré comme une aiguille, pénétrant, méchant, mais direct et franc, sans arrière-sens détourné.

Aujourd’hui, il nous faut des raffinements, des contorsions de mots, des postures d’idées inusitées, des à-peu-près drolatiques. Le mot n’est plus une aiguille, mais une sorte de tire-bouchon.

Et voici quelques exemples des antiques gauloiseries, des moins salées, car en général elles s’accommoderaient peu avec la pudeur moderne.