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On ne peut faire ici l’analyse des œuvres de ce très grand homme, qui demeurera un des plus hauts génies de la littérature russe. Il restera, — à côté du poète Pouschkine, son ami, qu’il admirait ardemment, du poète Lermontoff et du romancier Gogol, — un de ceux à qui la Russie devra la plus grande et la plus éternelle reconnaissance, parce qu’il aura donné à ce peuple quelque chose d’immortel et d’inestimable : un art, des œuvres inoubliables, une gloire plus précieuse et plus impérissable que toutes les gloires ! Des hommes comme lui font plus pour leur patrie que des hommes comme le prince de Bismarck : ils se font aimer de tous les esprits élevés, dans toutes les parties de la terre.