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ne semble pas avoir songé à quitter le baron Dudevant, jusqu’au jour où elle découvrit dans un tiroir un testament de lui, destiné à n’être ouvert qu’après sa mort. Comme elle était femme, elle l’ouvrit tout de suite, et y trouva un vrai réquisitoire à son endroit. Sa résolution fut prise en un instant. Ils se séparèrent à l’amiable, et elle vint à Paris avec une rente de trois mille francs.

Trois mille francs, c’était bien peu. Elle songea aux moyens d’augmenter ses revenus, et c’est alors que la pensée d’écrire la saisit. « Je m’embarque, dit-elle, sur la mer orageuse de la littérature. Il faut vivre. »

Voici une des plus curieuses observations à faire sur ce remarquable écrivain, c’est qu’il ne fut pas travaillé dès l’enfance, comme tous les grands artis-