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beaucoup de l’humanité d’alors. Les admirables contes de Voltaire ne nous en apprennent point davantage. Les polissonneries peu littéraires de Crébillon fils et autres ne nous troublent même pas l’esprit, et c’était surtout par la tradition, par les mémoires et l’histoire, que nous pouvions nous figurer cette société exquise et corrompue, raffinée, débauchée, artiste jusqu’aux ongles, gracieuse et spirituelle avant tout, pour qui le plaisir était la seule loi et l’amour la seule religion.