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Mais, si la patrie de Polichinelle se met sérieusement à célébrer les anniversaires de toutes ses reprises de liberté, les trois cent soixante-cinq jours de l’année ne suffiront pas, tant elle a été de fois envahie, battue et pas contente.

Si, d’ailleurs, chaque nation en faisait autant, à commencer par nous, il faudrait passer sa vie en des fêtes patriotiques. Pourquoi aussi ne pas rappeler par des deuils publics les jours d’envahissement ?

Du reste, en France, peu d’émotion s’est déclarée à la nouvelle de cette manifestation. Nous nous en « battons l’œil », comme on dit dans certain monde.