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Ce n’est pas tout.

Une autre fois, la jeune femme soupçonnée trouve dans un jardin public un homme qu’elle connaît, et se met à causer. Aussitôt les deux nourrices, saisies d’indignation, déposent leurs nourrissons et leurs tabliers sur un banc, referment leur corsage, et déclarent qu’elles se retirent.

Et elles s’en vont, toutes les deux, en cadence, comme dans le divertissement de M. de Pourceaugnac.

Jamais, non jamais tant de dévouement ne s’est rencontré dans des âmes aussi vulgaires… Il est vrai que le maître allait mourir… et… il serait peut-être intéressant de savoir si quelque clause du testament n’a pas récompensé une conduite si méritoire.