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et les auteurs le savent si bien, qu’on voit à tout moment les plus honorables faire des concessions à ce besoin de fausseté, et introduire en des œuvres vraiment belles, artistiques et viriles, des épisodes attendrissants, à la manière anglaise, afin qu’on pardonne le reste à la faveur de ce tour de passe-passe.

Et le public se délecte à la lecture des aventures invraisemblables de fantoches niaisement parfaits, toujours les mêmes ; et, dans sa joie, il déclare le livre « bien écrit », ce qui est, en ce cas, la pire insulte que la plupart des lecteurs puissent adresser à l’écrivain.