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“L’Iris Bleu” par J. E. Larivière

M. Larivière a choisi pour théâtre de l’évolution des personnages de son roman, un petit village, St-Irénée, Situé à une vingtaine de milles de St-Hyacinthe sur les rives de la rivière Salvail. L’auteur préconise l’industrialisation de l’agriculture. Autour de cette thèse, il a édifié un roman intéressant à lire en même temps que profitable à tous. Les personnages sont l’abbé Ferrier, curé de St-Irénée, humble curé de campagne qui est non seulement un apôtre zélé, mais encore un théologien éclairé et un savant remarquable (affectionnant surtout l’ornithologie) ; le Dr Durand, célibataire endurci, qui consacrait toutes les heures que le soin de ses malades lui laissait de liberté à ses livres et à ses études ; Yves Marin, descendant d’une longue lignée d’agriculteurs et de notaires, notaire lui-même et ex-soldat du 22e ; Paul Lauzon, ami de Marin, ingénieur ; Pierre Marin, grand-oncle d’Yves, agriculteur, amant de la terre et de ses traditions ; Andrée Deshaies, cousine du Dr Durand par qui elle a été adoptée à la mort de sa mère ; Berthe Lesueur, jeune fille mondaine, fiancée d’Yves Marin ; etc...

Pierre Marin lègue tous ses biens à son neveu, Yves ; il lui demande de continuer la tradition des Marin, notaires et agriculteurs. Celui-ci promet et entend exécuter sa promesse. Pour cela il n’hésite pas à rompre avec la jeune fille qu’il aimait, Berthe Lesueur, qui cherchait à le distraire de l’accomplissement de son devoir. Avec son ami, Paul Lauzon, il entreprend, à St-Irénée, l’industrialisation de l’agriculture. L’entreprise réussit à merveille et ainsi il procure à ses nouveaux concitoyens une prospérité inconnue jusqu’à cette époque. Comme tout roman, “L’Iris Bleu" finit par un mariage entre Yves Marin et Andrée Deshaies.

Ce roman contient de très belles pages qu’il serait bon de relire souvent. Signalons seulement le testament moral de Pierre Marin et les quelques traits du journal de ce grand patriote. De lecture agréable, ce roman mérite certainement d’être recommandé à tous les Canadiens-français qui profiteront grandement de cette nouvelle pièce dont s’est enrichie notre littérature canadienne.

Le Massacre de Lachine

Grand roman historique canadien

La métropole canadienne ne comptait pas encore cinquante ans d’existence quand elle vit s’accomplir, presque sous ses murs, la grande tragédie qui, dans l’histoire, porte le nom sinistre de MASSACRE DE LACHINE. .

Dans ce pathétique épisode de l’histoire de la Nouvelle-France, il y avait matière pour une fiction émouvante et l’auteur en a tiré un excellent parti. Il a exploité son riche filon, selon la formule acceptée par les maîtres du feuilleton.

En une série de chapitres bien charpentés et bien gradués, le lecteur est introduit dans les divers milieux qu’il doit connaître pour apprécier au juste les idées et les moeurs de l’époque lointaine où le récit va se dérouler. On remarquera que les descriptions et les dissertations sont rares. Ce n’est pas de cette façon que procède le romancier populaire. Il préfère plutôt renseigner le lecteur par une succession de tableaux vigoureusement brossés. Les héros du drame entrent en scène dès le début, l’intrigue se noue rapidement et l’action ne languit pas jusqu’à la fin. Une charmante idylle traverse le récit et jette sur le drame la note sentimentale et passionnante. Quelle lectrice, quel lecteur ne sympathisera pas avec le lieutenant de Belmont et sa jolie amoureuse. Mlle du Chatelet, avec le sergent Tambour et la gracieuse huronne Isanta ? Ce roman est parsemé d’illustrations qui ajoutent un nouvel intérêt à son action dramatique.

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