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ver Hill, dans son bas âge, par les Abénaquis. Le seigneur Crevier l’avait pris à son service et il avait grandi sous ce nom de Zachée Pariseau qui a quelque consonance avec le sien propre, Joshua Parsons, que les Canadiens prononçaient plus difficilement. Mis, par la suite, au courant de ces faits, Pariseau n’avait manifesté aucun désir de retourner dans son pays avec lequel il n’avait plus rien de commun.

En voyant entrer Maugras, Pariseau, prévenant sa question, lui dit.

— C’est le bourgeois qui vous espère. C’est pressé, mais ça ne sera pas long ; je pourrai vous ramener pour midi. Si vous voulez embarquer,… les chemins sont beaux et, avec la grise, ça ne lambine pas !

Ces paroles, prononcées à mi-voix ne s’adressaient qu’à Maugras. Peut-être Pariseau suivait-il en cela les instructions de son maître afin de ne pas ébruiter le message dont il était chargé.

La femme de Maugras n’était pas curieuse. Pourtant, en épouse prévoyante et soigneuse, elle saisit ces paroles de Pariseau et se récria aussitôt que son homme ne pouvait décemment se présenter au manoir dans ses habits de travail et on dut passer par les exigences du coquet tyran.




Pendant que Maugras, endimanché, faraud, confortablement emmitouflé dans la peau de buffle, file, sur le train de la grise, vers le manoir, avec la recommandation de revenir pour dîner, faisons plus ample connaissance avec la maisonnée.