Page:Marc - La Gloire de Lamartine, 1869.djvu/17

Cette page a été validée par deux contributeurs.

L’astre étincelle dans les cieux ;
Sa lumière apaise les haines ;
Les esclaves brisent leurs chaînes,
Et les peuples vivent heureux.

charlotte corday

Oui, quand avec des cris de rage
Le peuple entre en éruption,
Et que, sombre comme un orage,
Gronde la révolution,
Il faut que des hommes sublimes
Tombent, innocentes victimes,
Sous les coups aveugles du sort.
Comme eux, exposant ta poitrine
Tu te dévouas, Lamartine,
Et ta lyre a chanté leur mort.

barbaroux

Gloire à lui ! De sa voix puissante
Il contint le peuple irrité,
Et la République naissante
Proclama la Fraternité ;
Et quand il dit : « Malheur au lâche
Qui voudrait, ô drapeau sans tache !
Souiller ton éclat glorieux ; »
La France vit, comme une aurore,
Briller le drapeau tricolore
Sur Paris calme et radieux.



Scène Huitième

la fille du poëte

Et moi je veux aussi rendre un dernier hommage
À celui qui n’est plus. Ô mon père, reçois
Ces palmes que je viens t’offrir, comme autrefois
Je t’apportais des fleurs sur un lointain rivage.