comprend tout, un seul Dieu, qui est dans tout, une seule matière, une seule loi, une raison commune à tous les êtres doués d’intelligence, enfin une vérité unique, n’y ayant qu’un seul état de perfection pour des êtres de même espèce et qui participent à la même raison.
Que fais-tu donc ici, imagination ? Va-t’en, par les Dieux ! comme tu es venue ; je n’ai pas besoin de toi.
C’est le propre d’un homme d’aimer ceux même qui nous offensent.
Renferme-toi en toi-même : la nature de l’âme raisonnable, c’est de se suffire à elle-même, quand elle pratique la justice, car alors elle jouit d’une pleine sérénité.
De même que les monceaux de sable disparaissent successivement sous l’accumulation d’autres monceaux, songe que, dans la vie aussi, ce qui survient efface bientôt ce qui a précédé.
Il faut contempler le cours des astres, comme si nous étions emportés dans leurs révolutions. Il faut sans cesse penser aux changements des éléments les uns dans les autres : ces sortes de considérations purifient les souillures de la vie terrestre.
Regarde au dedans de toi ; c’est au dedans de toi qu’est la source du bien, une source intarissable pourvu que tu fouilles toujours.