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sans sang en cinq coupes principales : les insectes, insecta ou entoma en grec ; les mollusques, mollia ou malachia ; les crustacés, crustacea ou malacostraca ; les testacés ou animaux à coquilles, les testacea des Latins, les ostrachoderma des Grecs ; et les zoophytes, zoophyta, ainsi nommés de leur nature mitoyenne entrec elle des animaux proprement dits et celle des végétaux. Si l’on en excepte les crustacés de notre ordre des décapodes et de celui des stomapodes, la division des insectes comprenoit tous les animaux sans vertèbres articulés. On leur refusoit, ainsi qu’aux autres animaux sans sang, tout organe de respiration et de circulation ; mais une substance appelée mutis, celle qui compose le foie dans les crustacés et le corps graisseux dans les insectes, étoit présumée tenir lieu du cœur. Alors, comme aujourd’hui, le corps de ces animaux étoit divisé en trois parties, répondant, la première à la tête, la seconde au thorax, et la troisième à l’abdomen. On avoit cependant aperçu que les mille-pieds et quelques autres animaux sortoient de cette loi générale. L’absence ou la présence des antennes, des pieds, des ailes, et le nombre de ces organes avoient déjà, dès cette époque, fixé l’attention des naturalistes. On avoit observé que parmi les insectes munis d’ailes, il y en avoit où ces parties étoient recouvertes par deux écailles servant d’étui, et ces insectes avoient été nommés pour cette raison coléoptères ou vaginipennes. Ceux dont les ailes sont à nu furent ensuite appelés par opposition anélytres. On avoit encore remarqué que ces organes étoient saupoudrés dans les lépidoptères d’une poussière qui leur donnoit un aspect farineux, et qu’ils diféroient par leur nature des ailes des oiseaux. Déjà même les organes de la