Page:Mémoires du Muséum d'histoire naturelle - Volume 8.djvu/518

Cette page n’a pas encore été corrigée


extérieure est entièrement divisée en cellules hexagonales, imitant le gâteau d’une ruche.

S’il étoit vrai, ainsi que l’ont pensé quelques antiquaires d’après la découverte du tombeau de l’un des premiers rois mérovingiens et l’examen des objets qu’il renfermoit, que l’abeille eût été pour les premiers souverains des Francs une sorte d’emblème héraldique ou un hiéroglyphe désignant la puissance, cet usage, ainsi que la langue et d’autres coutumes des peuples teutoniques, pourroient bien venir de l’Orient. Une autre figure hiéroglyphique, à laquelle on n’avoit rien compris, représentant, sous des proportions exactes, les quatre étamines et le pistil d’une fleur labiée, paroît avoir été le Symbole du miel. Enfin chez les Egyptiens, comme dans les livres attribués à Salomon, la fourmi est l’emblème de l’intelligence et de la prudence.

Vous voyez par ce petit nombre d’exemples que l’entomologie à aussi ses antiquités, et que, comme une bonne sœur, elle prête son secours à l’archéologie qui, jusqu’ici, avoit un peu trop négligé son appui. Elle peut encore rendre quelques services à l’astronomie, au sujet de deux constellations zodiacales : le cancer, tantôt exprimé par la figure d’un crustacé de divers ordres, tantôt par un hepa ou un scarabée ; et le scorpion.

Je crois, MM., qu’on auroit tort de regarder les recherches de cette nature comme superflues ou très-arbitraires dans leur résultat. Lorsque des naturalistes éclairés visiteront avec soin l’Italie méridionale, la Grèce et les pays orientaux ; qu’ils y prendront des renseignemens exacts sur les animaux indigènes, auxquels, d’après des traditions anciennes et qui s’y sont