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confondoit avec les autres connoissances populaires et usuelles, fruit des mêmes besoins et des mêmes circonstances.

Nous partagerons l’histoire de l’entomologie en sept périodes, embrassant ses divers âges, et toutes remarquables, à partir de la seconde, par une amélioration sensible et croissante de l’état de cette science. La première, celle dont nous venons de parler, comprendra les temps qui ont précédé Aristote, antérieur, d’environ trois siècles et demi, à l’ère chrétienne. La seconde s’étendra depuis cette époque jusqu’au commencement du 17e siècle ou jusqu’à l’adolescence de la science. Cette période se terminera vers la fin du même siècle ; et la suivante ou la quatrième nous conduira à l’époque où Linnæus changea la face de l’histoire naturelle. Nous verrons l’un de ses plus célèbres disciples établir sur de nouvelles bases une classification des insectes, et fonder ainsi la sixième période. Enfin de l’époque à laquelle le plus grand zootomiste de nos jours a commencé à faire l’application de l’anatomie comparée à cette branche de la zoologie, c’est-à-dire, de la fin du dix-huitième siècle datera la septième et dernière période.

La première n’est en quelque sorte qu’un prélude, et, comme les premiers temps historiques, se cache sous d’épaisses ténèbres. Si Aristote et Pline ont mis à profit, comme on n’en peut guère douter, des écrits antérieurs, ces écrits ne nous sont point parvenus, et l’on ne peut démêler dans ceux de ces auteurs quelles sont les observations qui leur sont propres. De pures indications nominales, et qui ont mis à la torture l’esprit des commentateurs et des interprètes, c’est tout ce que nous offrent, au sujet des insectes, les ouvra-