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long. Du neuvième au treizième jour, l’œuf toujours constitué comme il vient d’être dit, s’accroît progressivement en longueur, et comme il marche en serpentant entre les éminences dont la surface intérieure de l’utérus est parsemée, il en résulte que sa longueur est supérieure à celle de cet organe. Du treizième au quatorzième jour, il se forme autour de l’œuf une fausse membrane opaque, d’un aspect blanchâtre, et qui se détruit assez promptement par l’immersion de l’œuf dans l’eau. Cette fausse membrane, dont l’analogue a déjà été signalée par M. Coste dans l’œuf de la lapine, est désignée par lui sous le nom de membrane corticale, suivant, dit-il, en cela Baer. Or, ici, M. Coste a commis une erreur. Baer nomme membrane corticale l’enveloppe la plus extérieure de l’ovule dans l’ovaire, ainsi que nous l’avons dit plus haut ; mais ensuite, en voulant chercher l’analogue de cette enveloppe dans l’œuf des oiseaux, il l’a faussement comparée à l’enveloppe testacée, que l’on sait être formée par une sécrétion de l’oviducte. De ces deux assertions émises sur la même enveloppe, et qui consistent l’une dans un fait et l’autre dans une analogie erronée, M. Coste a choisi la seconde ; il a donné le nom de membrane corticale à la fausse membrane qui est déposée autour de l’œuf par la sécrétion de l’utérus. Il résulte de là une confusion déplorable qui s’ajoute à celles déjà si nombreuses qui existent dans la nomenclature des enveloppes fœtales. Nous continuerons toutefois à user dans ce rapport des dénominations adoptées par M. Coste.

Dans l’œuf de la brebis, vers le quinzième jour après la conception, on voit apparaître sur la face externe de la membrane blastodermique une tache circulaire qui est le premier rudiment de l’embryon. Le jour suivant cette tache