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système appendiculaire, et point par conséquent au système axile.

Il s’agit de rechercher actuellement quelle peut être la nature de ce godet. Les étamines qu’il a à son sommet ne sont point continues avec sa surface extérieure ; il existe un intervalle entre celle-ci et la base des filaments anthérifères, et par conséquent il est clair que le godet se compose de deux couches, l’une intérieure qui se continue dans les étamines, et l’autre soudée avec elle, tout à fait extérieure. Des coupes longitudinales faites dans le godet entre les filets des étamines laissent facilement distinguer les deux couches à la différence de la couleur qui est plus verte dans la couche extérieure. C’est celle-ci qui, s’épanchant du côté supérieur, le côté qui regarde le sommet de l’épi, produit le corps horizontal semi-circulaire qu’on a appelé nectaire ou disque, et dont j’ai déjà parlé. Il est à remarquer que ce disque est alterne avec les deux pétales supérieurs, comme le rang de pétales simple ou double alterne avec les divisions du calice. Or, l’alternance est la position naturelle des parties d’un verticille floral relativement aux parties du verticille supérieur ou inférieur[1] ; d’un autre côté, lorsque, dans une fleur, deux verticilles sont composés d’un nombre égal de parties alternes, on peut, je crois, conclure que s’il existe un troisième verticille formé de parties encore alternantes, mais moindres en nombre que celles des verticilles complets, ce troisième verticille manque par avortement d’autant de pièces qu’il lui en faudrait pour arriver au nombre des deux autres verticilles,

  1. Brown, Prod. 558. — Dunal, Cons. fleurs. 128