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peine le genre dont il s’agit ici et ses diverses espèces. M. Jules de Tristan a publié sur les affinités des Reseda un mémoire éminemment philosophique et extrêmement remarquable pour l’époque où il parut ; ces plantes ont été, pour MM. Hooker et Lindley, le sujet d’une hypothèse très-ingénieuse, et, enfin l’illustre Robert Brown a cru devoir réfuter l’opinion des savants auteurs. Quelques traits cependant doivent encore être signalés, et surtout il reste à expliquer, dans tout son ensemble, la structure intime des fleurs qui nous occupent.

C’est cette tâche que je vais remplir, et, pour me faire mieux comprendre, je commencerai par décrire rapidement les caractères des verticilles floraux du Reseda Phyteuma, tels qu’ils se présentent à une observation superficielle.


§ 2.
Description succincte de la fleur du Reseda Phyteuma.

L’inflorescence, comme celle de tout le genre, est indéfinie[1]. Dans la préfloraison, deux des divisions du calice sont extérieures, comme le dit M. Roeper, du genre tout entier[2] ; les pétales sont valvaires, et, ainsi que l’a avancé Brown, ils ne couvrent point les étamines qui restent droites[3]. La fleur est oblique, c’est-à-dire que son axe, non-seulement n’est

  1. Voyez les Observations de M. Roeper sur l’inflorescence des fleurs, dans les Mélanges de M. Seringe.
  2. Roeper Balsam. 51.
  3. R. Brown Observations Oudney. 25.