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comprenaient à peu près tous les degrés de consistance, depuis celle du sable et des terres anciennement rassises des parapets, jusqu’aux argiles propres à la poterie et plus ou moins ramollies par l’humidité et le travail.

Enfin la distance des bouches à feu aux différents massifs à battre, est demeurée généralement comprise entre 20 et 40m ; cette grande proximité a non-seulement l’avantage de donner au tir plus de justesse, mais encore de laisser moins d’incertitude sur l’évaluation des vitesses effectives au but ; car, il est nécessaire de le dire, l’ordre dans lequel devaient forcément se succéder les diverses expériences, n’a pas jusqu’ici permis à MM. Piobert et Morin de déterminer, par des moyens directs, la grandeur des vitesses initiales et d’arrivée des boulets, et ils ont dû, dans ces premières séries d’épreuves et en attendant des vérifications ultérieures, se servir des données précédemment acquises sur cette matière. Mais la spécialité des connaissances et l’esprit de rectitude des auteurs ne permettent pas de douter que leurs appréciations ne soient très-voisines de la vérité, et qu’ils n’aient tenu un compte exact de tous les éléments d’observations qui peuvent influer, d’une manière notable, sur la vitesse des projectiles ; car on ne doit pas s’attendre ici, quant aux effets de pénétration, à des résultats mathématiques.

Parmi les effets les plus remarquables observés dans cette première série d’expériences, nous citerons les suivants, dont, il est juste de le dire, quelques-uns avaient déjà été remarqués par d’anciens expérimentateurs, quoique d’une manière fort confuse.

Forme et accidents des enfoncements ou pénétrations. Dans les maçonneries comme dans le roc, les trous se trou-