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Page:Louÿs - Œuvres complètes, éd. Slatkine Reprints, 1929 - 1931, tome 2.djvu/149

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LA VIOLENCE


Non, tu ne me prendras pas de force, n’y compte pas, Lamprias. Si tu as entendu dire qu’on a violé Parthenis, sache qu’elle y a mis du sien, car on ne jouit pas de nous sans y être invité.


Oh ! va de ton mieux, fais des efforts. Vois : c’est manqué. Je me défends à peine, cependant. Je n’appellerai pas au secours. Et je ne lutte même pas ; mais je bouge. Pauvre ami, c’est manqué encore.


Continue. Ce petit jeu m’amuse. D’autant que je suis sûre de vaincre. Encore un essai malheureux, et peut-être tu seras moins dispos à me prouver tes désirs éteints.


Bourreau, que fais-tu ! Chien ! tu me brises les poignets ! et ce genou qui m’éventre ! Ah ! va, maintenant, c’est une belle victoire, que de ravir à terre une jeune fille en larmes.