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BOILEAU


Qui vous voudrez ; mais pas Boileau.

Oui, nous comprenons et nous ressentons l’admiration de Moréas pour Racine, de Taine pour La Fontaine, de Gautier pour Saint-Amant, de Heredia pour Corneille, de Musset pour Molière. Il y a de très belles pages dans Théophile, Tristan, Malleville, Auvray, Maynard, Benserade et plusieurs autres. La poësie du xviie siècle est de premier ordre. Boileau l’a tuée.

Depuis quatre-vingts ans, Boileau est condamné pour avoir tué la poësie de son siècle, et comme j’ai le respect de la chose jugée, comme j’ai souscrit pour Mme Henry avec une véritable considé-