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CHEZ LES FOUS

étant couchées, il ne se passe plus rien. Un décès, parfois, en silence. On ne s’en aperçoit qu’au matin. Une odeur épouvantable monte constamment comme d’un fumier humain. Requiescat in pace !



Nous pénétrons dans le dortoir des tranquilles, côté des femmes. Nous avons à peine poussé la porte que deux fantômes, à l’oreille fine, sortant chacun d’un lit déjà occupé, se hâtent de regagner le leur.

Tout de suite une vieille nous fait signe de nous approcher d’elle.

Elle nous demande de coller notre oreille contre le mur, où déjà est collée la sienne. Tout bas, elle nous dit :

— Le garde champêtre qui est caché dans le mur !

— Que vous raconte-t-il, madame Emelin ?

— Il me parle. Écoutez.

Mme Emelin remue distinctement les lèvres, répétant mot à mot, mais uniquement pour elle seule, ce que lui dit le garde champêtre.

C’est une hallucinée.