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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/96

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L’ÉPOUVANTE

l’assassin ou sa victime pouvaient parler. Or, la victime, d’après vous serait morte… Ce serait donc l’assassin qui…

— Vous ai-je dit que ce n’était pas là ma pensée ?…

— De mieux en mieux. Voilà, sur ma foi, l’assassin le plus fantaisiste qu’on ait jamais connu. Au cours de ma carrière déjà longue, j’ai rencontré des coupables extraordinaires, mais pareils à celui-là, jamais. Ma foi, s’il est de vos amis, Monsieur Coche, montrez-le moi.

— C’est que, murmura Coche, avec son éternel sourire, il ne partage sans doute pas votre désir. Il ne signifie, du reste, pas pour moi le coupable, mais mon informateur. Si je savais d’une façon certaine que ce fût lui le meurtrier, mon respect des Lois me commanderait de ne rien vous cacher. Mais, j’inclinerais plutôt à croire que nous sommes en présence d’un policier amateur, d’une rare perspicacité, du reste ; un de ces détectives qui travaillent pour le plaisir, pour la gloire…

À ce moment, un agent s’approcha du Commissaire :