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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/87

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L’ÉPOUVANTE

informateur. Le louis que tu lui donnerais ne suffit pas à son ambition ; ton expérience est bien petite près de sa ruse.

Et, tout haut, il ajouta :

— Certes… Il n’en est pas moins vrai que tout cela est bien bizarre, et que je me demande par quel bout il faut commencer.

— C’est votre affaire. Assurez-vous d’abord de la véracité du fait, ensuite débrouillez-vous de façon à me donner quatre cents lignes avec photographies pour ce soir. Si vous vous en tirez bien, je demanderai pour vous au patron une augmentation de cinquante francs par mois.

— Je vous suis tout à fait obligé, fit le reporter.

Et à part lui il pensa :

« Si je m’en tire bien, ce que moi j’appelle bien m’en tirer, ce n’est pas de cinquante francs qu’il sera question, mon bonhomme ! Le journal qui voudra Onésime Coche y mettra le prix. Nous traiterons en grand, à l’américaine ! »

… Dehors le ciel se salissait de traînées pâles. Le jour prêt à venir mêlait ses reflets blancs à la lueur de la lampe. Les machines arrêtées, l’on