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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/86

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L’ÉPOUVANTE

— Serait-il indiscret de vous demander ces raisons ?…

— Indiscret ?… Non… Mais inutile, tout au moins… Au demeurant la situation, assez simple, peut se résumer en quelques mots : Vérifier tout d’abord l’information. Ensuite, étant les premiers et les seuls à l’avoir, profiter de nos vingt-quatre heures d’avance sur les autres journaux pour pousser notre enquête parallèlement à celle de la police. Je pense que mon correspondant ne s’en tiendra pas à sa communication de cette nuit, et que je le verrai sous peu — ne serait-ce que pour toucher quelque argent…

— Croyez-vous ? fit Coche.

— Je le crois, affirma le secrétaire.

— Peuh ! murmura Coche.

— Mon cher, vous m’accorderez une certaine expérience dans un métier que j’ai fait pendant vingt ans ?…

— Âme naïve, songea Coche. Si tu le connaissais, ce correspondant, comme tu serais étonné ! Orgueilleux maladroit, tu n’avais pas le ton si tranchant cette nuit quand tu me suppliais… Non, il ne viendra pas frapper à la caisse, ton