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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/82

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L’ÉPOUVANTE

la caisse et se fera reconnaître pour palper. Moi, je l’ai fait pour l’incendie du Bazar de la Charité. Je me trouvais devant… Seulement c’était pour les journaux du soir et il y en a juste deux qui paient…

— Parfaitement… Parfaitement, dit Coche en lui rendant son journal. Vous êtes un malin, Jules !…

Mais il pensait :

— Imbécile !

Puis il ajouta :

— Oui, c’est probablement ça, dites à M. Avyot que je viens. Le temps de m’habiller…

Resté seul, Coche se mit à rire. N’était-il pas drôle, en effet, qu’on vint lui annoncer, à lui, cette nouvelle ? Sur le premier moment, il avait éprouvé une surprise réelle. Deux ou trois heures de sommeil lourd lui avaient fait oublier les émotions de la nuit. Il s’était demandé pendant un instant pourquoi on l’appelait, et n’avait compris que lorsque Jules avait déplié le journal. Décidément les choses allaient pour le mieux. Il avait craint qu’un autre ne fût mis sur cette affaire, ce qui eût un peu paralysé son action.