Ouvrir le menu principal

Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/81

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
76
L’ÉPOUVANTE

— Pardon, Monsieur, il est 5 heures 20.

— 5 heures 20 ! C’est pas une heure pour faire sortir les gens de leur lit. Vous lui direz que vous ne m’avez pas trouvé… Bonsoir, Jules.

Et il le poussa vers la porte.

— Moi, je veux bien, fit le garçon. Seulement, je crois que c’est urgent tout de même, rapport à ça…

— Quoi ça ?

Jules sortit de sa poche un journal encore humide, où l’encre trop fraîche s’étalait sous le doigt. Il le déplia à la troisième page, et désigna, tout en bas de la dernière heure, l’information ayant trait au crime du boulevard Lannes. Tandis que Coche parcourait les lignes, il ajouta :

— C’est venu par téléphone au moment où nous allions rouler. Si c’est pas une blague, le rigolo qui a fait ça a gagné vingt-cinq francs dans sa nuit.

— Vingt-cinq francs ?…

— Vous pensez bien qu’il n’a pas téléphoné ça qu’à nous. Il a fait son boniment, à tous les journaux du matin, et tout à l’heure il passera