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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/77

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L’ÉPOUVANTE

— C’est bien d’ici qu’on vient de téléphoner ?

— On a en effet téléphoné il y a quelques minutes, mais je ne sais pas si c’est à vous…

— Voulez-vous avoir l’obligeance de me dire avec qui je cause ?

— Avec le café Paul, place du Trocadéro.

— C’est bien cela. Dites à la personne qui parlait que j’ai un mot à ajouter.

— Impossible, Monsieur, cette personne vient de partir.

— Envoyez un garçon… Courez… je vous en prie…

— Pas moyen, Monsieur, nous fermons, et ce monsieur doit être loin, maintenant.

— Pourriez-vous me dire comment était ce monsieur ?… Le connaissez-vous ?… Est-ce un habitué de votre café ?…

— Non, je le voyais pour la première fois… Pour ce qui est de vous le dépeindre, c’est un monsieur d’une trentaine d’années, brun, avec de petites moustaches… Je crois bien qu’il était en habit de soirée… Mais je n’y ai pas fait très attention.

— Merci, pardon de vous avoir dérangé…