Ouvrir le menu principal

Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/70

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
65
L’ÉPOUVANTE

— Non Monsieur, répondit Coche, changeant toujours sa voix, pardonnez-moi, je ne suis pas le Directeur de votre journal. J’ai pris son nom pour être sûr de vous joindre, car ce que j’ai à vous annoncer est de la plus haute importance et ne souffre aucun retard…

— Qui êtes-vous alors ?

— Quand je vous aurai dit que je m’appelle Dupont ou Durand, cela ne vous apprendra rien, et n’aura servi qu’à vous faire perdre un temps précieux.

— Ça suffit comme plaisanterie…

— Pour Dieu, Monsieur, s’écria Coche en tapant du pied, ne raccrochez pas l’appareil ! Je vous apporte une nouvelle sensationnelle, une nouvelle qu’aucun journal ne possédera demain, ni après-demain, si je ne la lui donne pas. Un mot avant tout : Est-ce que votre journal roule ?

— Pas encore, mais il va rouler dans dix minutes. Vous voyez donc que je n’ai pas le temps…

— Il faut que vous ayez celui de faire sauter quelques lignes en Dernière heure et de les remplacer par celles que je vais vous dicter :