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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/68

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L’ÉPOUVANTE

— Non… Je ne vous appelais pas… Avez-vous le téléphone ici ?

— Parfaitement, Monsieur. La porte à droite, et au fond du couloir.

— Merci.

Il se glissa entre deux tables, traversa le couloir, referma la porte sur lui et actionna l’appel. Il s’énerva parce qu’on tardait à répondre. Enfin, une sonnerie retentit. Il décrocha le récepteur et demanda :

— Allô. Le 115-92, ou 96 ?…

Il écouta les appels de bureau à bureau, les sonneries qui tapaient dans ses oreilles comme des petites baguettes sur un tambourin trop tendu. Une voix dit enfin :

— Allô. Qu’est-ce que vous désirez ?

Il modifia sa voix :

— Je suis bien au 115–92 ?

— Oui, Monsieur. Vous désirez ?…

— Le journal Le Monde ?

— Oui, Monsieur…

— Je désirerais parler au secrétaire de la rédaction.

Une autre voix passa dans l’appareil,