Ouvrir le menu principal

Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/30

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
25
L’ÉPOUVANTE

précis l’envahit. Il abandonna les hypothèses pour des faits contrôlables que son imagination ne pouvait plus travestir. De déductions en déductions – logiques, cette fois – il en arriva au point exact d’où il était parti sur une simple impression :

Des pas avaient foulé le sable de l’allée et l’avaient foulé récemment, car le vent, si léger qu’il fût, n’eût pas manqué d’effacer les empreintes si elles avaient été anciennes. Les hommes et la femme avaient passé là. Nul autre qu’eux n’avait franchi le seuil de cette maison. Le mystère entrevu dormait derrière ces murs silencieux, dans l’ombre de ces pièces aux fenêtres closes. Une force invisible le poussa en avant.

Il entra.

D’abord, il avança avec précaution, évitant de poser ses pieds sur les traces de pas. Bien qu’il sût que la moindre brise dût les effacer, il y attachait trop d’importance pour les détruire lui-même. Les cambrioleurs avaient laissé, sans s’en douter, leur carte de visite : le plus maladroit policier de province n’eut pas manqué de la respecter, et d’en faire état, dans la suite. Il se