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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/282

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L’ÉPOUVANTE

dès le premier instant, et, n’était la discrétion « les domestiques n’ont pas à se mêler des affaires de leurs patrons » elle eût fait part de ses soupçons à la Justice, bien avant que le « Monsieur de la Sûreté » l’interrogeât. Après elle, des garçons du Journal, le bijoutier qui avait vendu les boutons, le facteur qui, trois ou quatre fois, avait déposé au 22 des lettres adressées à Coche, défilèrent sans apporter le moindre renseignement intéressant. Le médecin légiste fit à la barre une conférence émaillée de termes scientifiques, de chiffres et de calculs, d’où il résultait que la mort avait été provoquée par un coup de couteau qui, partant du sterno-cleido-mastoïdien, avait déchiré la parotide, sectionné obliquement, de haut en bas et d’arrière en avant, la carotide externe, puis, rebondissant sur l’angle maxillaire, et sectionnant encore le sterno-cleido-mastoïdien, ne s’était arrêté que sur la fourchette sternale.

Il restait encore un témoin, l’horloger, commis par la Justice pour examiner la pendule que l’on avait trouvée renversée sur la cheminée, dans la chambre du crime. Il déposa au milieu de l’indifférence générale. Seul, Coche ne per-