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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/259

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L’ÉPOUVANTE

je le reconnais. Cela me donne : « Monsieur Onésime Coche, 22 rue de… ».

— Ah ! non ! non ! non ! je proteste de toutes mes forces contre votre procédé de déduction ! Avec quelques lettres éparses vous bâtissez un prénom, et vous y ajoutez délibérément mon nom. En admettant même votre manière de voir, la suite de votre traduction détruit tout ce que le commencement voulait établir. Voilà « 22, rue de… » Rue de quoi, d’abord ? Et puis, je n’ai jamais demeuré au numéro 22. Puisqu’on vous a si bien renseigné sur ma visite à mon appartement vous devez le savoir. Je désire que ma protestation figure au procès-verbal.

Et en lui-même il pensa :

— Voilà un petit moyen que tu me paieras cher à ma sortie de prison ! Décidément, je me documente.

— Votre protestation figurera au procès-verbal, soyez sans crainte. Mais nous la ferons suivre de la légère observation que voici : Retournons ces bouts de papier, et ces lettres éparses. — Hé, hé, vous regardez ? — Lisez (en toutes lettres cette fois) : « Inconnu au 22, voir au 16 ». — Vous de-