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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/255

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L’ÉPOUVANTE

mière, c’est que je ne parlerai que sous certaines conditions, comme par exemple, la présence de mon avocat.

— C’est trop naturel, et j’allais précisément vous le dire. Choisissez-vous donc un défenseur et nous remettrons la suite de l’interrogatoire à un autre jour…

— Mais je tiens, au contraire, à ce que mon interrogatoire ne soit pas retardé. Si le garde ou votre greffier veut bien descendre dans la galerie des pas perdus et me ramener le premier avocat venu, fût-il stagiaire de la veille, je m’en contenterai. Coupable j’essaierais de décider une sommité du Barreau à prendre ma cause en mains ; innocent je demande un avocat parce que la loi exige cette formalité et que je suis respectueux de la loi, tout simplement.

Le garde revint au bout d’un instant accompagné d’un jeune avocat.

— Je vous remercie, Maître, de vouloir bien m’assister. Au reste, les choses iront très vite. Maintenant, Monsieur le juge, je suis tout à fait à vos ordres.

— Alors, je reprends ma première question :