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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/213

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L’ÉPOUVANTE

se chargea de tout, et sans qu’il lui posât la moindre question, répéta :

— Oui, voilà quatre jours qu’il n’est pas rentré. C’est drôle, vu que d’habitude il ne s’absente jamais sans prévenir. Il y a là pour lui des lettres, des dépêches ; des personnes le demandent, et on ne peut pas les renseigner…

— Peut-être est-il allé dans sa famille ?

— Oh ! sûrement non. Sa valise est là… et puis, il est parti drôlement…

— Vous l’avez vu partir ?

— Non. Quand je suis arrivée ici le matin, j’ai trouvé le lit défait, ses habits de soirée sur une chaise… J’ai tout rangé, nettoyé. Comme d’ordinaire il ne sort jamais avant onze heures, ça m’a bien un peu étonnée ; en rentrant chez moi, pour déjeuner, je ne sais pas pourquoi, ça me trottait par la tête et vous ne savez pas quelle idée m’est venue ?… (il faut vous dire qu’une fois déjà, il était parti comme ça de très bonne heure, pour aller se battre en duel) je me suis dit que c’était peut-être bien ça, encore…

— Oh ! croyez-vous ?… Je l’aurais su…

— À présent, je dis comme vous. Mais sur le