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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/206

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L’ÉPOUVANTE

— Sérieux ?

— Tu parles !… Je crois que je tiens… Mais je ne peux pas te le dire pour l’instant. Écoute, si tu n’es pas trop fatigué, je te propose une affaire. Prends mon homme en filature, il y a peut-être quelque chose de tout premier ordre…

— Et on ne peut pas savoir ?…

— Pas maintenant. Dans quelques heures, ce matin… Moi, je suis éreinté, et puis, je crois que le client m’a vu et que je suis brûlé. Il ne se méfiera pas de toi. Ça va ?

— Peuh ! fit l’autre, si ça te rend service ! Tu veux que je le couche…

— D’abord ; ensuite que tu ne lâches pas sa porte. Demain matin, à dix heures, fais-moi prévenir de l’endroit où il aura fini sa nuit, et de celui où je peux venir te relever. Je serai devant le 16 de la rue de Douai. Mais pour l’amour de Dieu, ne le lâche pas d’une semelle. Jamais nous n’aurons peut-être de plus belle partie à jouer… et tu auras ton morceau de gâteau, je te le garantis, si ça réussit…

— Tout ça, c’est bien gentil, mais je voudrais savoir tout de même…