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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/199

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L’ÉPOUVANTE

mer si Coche était chez lui : Coche n’y était pas. Il n’avait rien à ajouter pour l’instant. Le reste lui appartenait en propre. À lui de s’en servir.

Javel avait pour habitude, lorsqu’il recherchait un individu, de se demander, non pas ce que lui, pourrait trouver de plus intelligent, mais bien ce que son adversaire pourrait trouver de plus bête, ou de plus maladroit. Or, la pire faute pour Coche coupable, était de revenir à son domicile. De là à admettre la probabilité de cette faute, il n’y avait qu’un pas. Lorsqu’un homme a le choix entre deux solutions, il est rare, surtout s’il redoute la police, qu’il choisisse la bonne. La prudence la plus élémentaire conseillait au journaliste de ne pas reparaître rue de Douai : c’était donc rue de Douai qu’il convenait de l’attendre. Ayant ainsi raisonné, Javel se posta à quelques pas de la porte, et attendit.