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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/198

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L’ÉPOUVANTE

Il se remit à écrire, signa d’un nom quelconque et cacheta l’enveloppe. La concierge avait dit tout ce qu’elle savait, il n’y avait plus rien d’utile à en attendre. Peut-être la femme de ménage serait-elle renseignée.

Il se leva :

— Vous seriez bien aimable de lui remettre ceci avec son courrier. Comme c’est assez urgent, je repasserai demain matin, vers neuf heures, si par hasard il était de retour…

— C’est ça, Monsieur. Vous trouverez toujours sa femme de ménage.

Il remercia et sortit. Pour lui, il n’y avait plus aucun doute. Le destinataire de la lettre déchirée trouvée boulevard Lannes et Onésime Coche, ne faisaient qu’un. Maintenant fallait-il voir dans le départ précipité du journaliste, la nuit même du crime, plus qu’une simple coïncidence ? C’était une autre affaire, et qui demandait à être examinée sans nerfs et de très près. Dans cette pensée, il téléphona au Commissaire le résultat de sa démarche, en se bornant à répondre à la question précise qui lui avait été posée : On l’avait envoyé 16, rue de Douai, pour s’infor-