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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/197

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L’ÉPOUVANTE

dence du 22 et du 16, il ne pouvait s’empêcher de relier cette disparition à l’affaire du boulevard Lannes.

La concierge parla encore, disant l’existence régulière de Coche, les heures auxquelles il sortait et rentrait. Mais tout cela — pour l’instant, du moins — était sans importance. À un moment, pourtant, le policier dressa l’oreille :

— La dernière fois qu’il a couché ici, disait-elle, il est rentré vers les deux heures du matin, comme d’habitude. On ne reconnaît pas bien les voix, la nuit, mais je sais sa façon de fermer la porte : tout doucement, sans bruit. Il y en a d’autres qui la tapent, à réveiller toute la maison. Sur le coup de cinq heures, quelqu’un est venu le demander. Cette personne n’est pas restée longtemps chez lui, car, cinq minutes après, elle a demandé le cordon, et au bout d’un instant, M. Coche est sorti à son tour. Je pense qu’il a été appelé dans sa famille, près d’un malade. Son père et sa mère habitent la province.

— C’est possible, songea l’inspecteur, mais ce n’est que possible. Il y a vraiment trop de coïncidences dans tout ça…