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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/196

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L’ÉPOUVANTE

feuille de papier par le coin et l’agita en l’air, pour la sécher.

— Un peu de buvard ? demanda la concierge…

— Oh ! mais, Madame, je vous dérange…

— Ça ne fait rien… Une enveloppe ?

— Oui, s’il vous plaît…

Tout en séchant avec soin son écriture, il demanda :

— M. Coche ne vous avait pas prévenu de son départ ?

— Non. Sa femme de ménage est venue avant-hier, comme d’habitude ; elle ne savait rien et m’a demandé la même chose que vous. Elle revient tous les matins pour donner un coup au ménage, mais elle n’a pas de nouvelles… C’est surprenant, parce que, d’ordinaire, toutes les fois qu’il s’absente, il ne manque pas de dire :

— Madame Isabelle, je pars pour tant de jours. Je rentrerai lundi, ou mardi…, enfin, tout ce qu’il faut pour répondre en cas qu’on vienne le demander…

Javel, la plume en l’air, écoutait. Pour lui, ce départ prenait de plus en plus l’aspect d’une fuite, et, en rapprochant l’extraordinaire coïnci-