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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/192

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L’ÉPOUVANTE

la manière de voir d’un simple inspecteur. Bien mieux, ce qu’il avait considéré un instant comme une maladresse, lui apparut comme une suprême habileté. Le seul fait qu’il avait établi un rapport entre les deux 16, l’assurait que le Commissaire n’y attacherait pas la moindre importance, tout au contraire. Dès lors, il pouvait travailler en paix, sans contrôle, sans discussion.

Javel, on l’a vu, se trompait. Mais, le résultat ne différait pas beaucoup cependant, grâce aux déductions précipitées du Commissaire. Tandis que son chef interprétait les événements, lui se bornait à les constater. Aussi bien, la découverte du matin, et le renseignement recueilli au domicile de Coche, n’étaient-ils rien auprès de celui qu’il conservait précieusement, l’ayant obtenu avec une rare facilité.

En descendant la rue de Douai, ses yeux s’était portés machinalement sur le numéro d’une maison, il lut 22. Le hasard, décidément, voulait que ce chiffre revint devant lui et il considérait le hasard comme un trop grand maître pour ne pas suivre ses indications. Il réfléchit très vite que, s’il se trompait, nul n’en saurait jamais