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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/188

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L’ÉPOUVANTE

D’abord l’information étrange du Monde, information dont il n’avait pu trouver la source ; puis les phrases énigmatiques de Coche, son attitude ironique jusqu’à l’insolence, ses réponses mystérieuses, la découverte de la trace des pas, son émotion dans la chambre du crime… Il y avait là jusqu’à un certain point des indices… Mais, si le journaliste avait joué un rôle quelconque dans le crime, comment admettre tant d’audace ?… Et, pourtant !…

Arrivé à ce point de son raisonnement, il se sentait arrêté, un obstacle barrait sa route, et il n’osait s’avouer à lui-même qu’il s’irritait autant de n’avoir pas le premier pensé à tout cela, que de l’impossibilité où il se trouvait d’assigner un mobile aux actes de Coche. Au reste, dans quelques minutes, il allait être fixé ; sans lui laisser soupçonner le doute qui avait effleuré son esprit, il lui ferait comprendre ce qu’il y avait de gênant dans son attitude. Qu’il en sût long sur le crime, il en était sûr à présent. Le difficile ne serait pas de lui faire dire ce qu’il savait, mais bien comment il le savait. Coche ne lui avait-il pas déclaré :