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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/186

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L’ÉPOUVANTE

— Rue de ?… fit vivement l’inspecteur.

— Rue de Douai, 16… Vous savez où c’est ?…

— Oui, oui… Ce n’est pas ça qui m’étonne… c’est ce numéro 16, et puis rue de…

Le Commissaire tressaillit à son tour : ce numéro auquel il n’avait prêté aucune attention tout d’abord, sembla prendre une signification. N’était-ce pas celui qu’il avait lu le matin même sur le bout d’enveloppe ramassé boulevard Lannes ?… Il regarda l’inspecteur, l’inspecteur le regarda et tous deux demeurèrent ainsi quelques secondes, n’osant formuler le doute qui, brusquement, les avait traversés…

— Allons, dit le Commissaire en haussant les épaules, qu’est-ce que nous cherchons !… C’est par ce procédé-là qu’on se met dedans. Une idée passe, on saute dessus, on ne la lâche plus, on s’entête… et rien du tout. Si vous vous mettez à regarder de côté tous les gens qui habitent à un numéro 16…

— Je ne dis pas, mais ça me fait drôle… Je pars de suite…

Parce que, dès le matin, il n’avait attaché aucune importance à ce chiffre, et que, maintenant,