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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/185

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L’ÉPOUVANTE

ver qu’il n’avait pas causé un seul instant. Au moment de gagner la rue, il eut une courte hésitation :

— Tout de même, si je téléphonais au Monde ?

Mais il pensa qu’à présent toute démarche était devenue inutile et gagna la rue, cherchant les raisons qui avaient pu mettre aussi vite la police sur ses traces, un peu vexé, au fond, de n’avoir pas eu besoin de plus d’adresse et de ruse pour l’amener à regarder de son côté.

…En quittant l’appareil, le Commissaire traversa une petite salle où se réunissaient les inspecteurs. L’un d’eux, assis devant une table, paraissait plongé dans un travail très important.

— Dites-moi donc, fit le Commissaire, est-ce très urgent ce que vous faites là ?

L’homme sourit :

— Très urgent… non, mais plus tôt ce sera fini, mieux ça vaudra… Je cherche dans l’Annuaire les rues de, rapport au papier trouvé ce matin… ça ne coûte rien d’essayer…

— Eh bien, laissez donc ça un instant, prenez une voiture, et voyez si M. Onésime Coche est chez-lui, 16, rue de Douai.