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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/165

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L’ÉPOUVANTE

— Oui, Monsieur le Commissaire.

— Votre avis ?

— Il faudrait peut-être voir ce Coche, quitte à ne lui dire que ce que vous voudrez perdre. Avec un ou deux petits renseignements « à côté » que nous ne donnerons pas aux autres, il sera content…

— Mais que pensez-vous de son hypothèse qui est diamétralement opposée à la mienne ?

— Je pense qu’elle vaut ce que vaut une hypothèse de journaliste. Les renseignements qui nous arrivent depuis quarante-huit heures n’ont rien apporté, il est vrai, à l’appui de la nôtre… mais ils ne donnent rien à l’appui de la sienne.

Le Commissaire demeura un moment silencieux, puis murmura :

— Ça ne fait pas l’ombre d’un doute. C’est moi qui ai raison ! Donnez un coup de téléphone au Monde, et priez qu’on m’envoie ce monsieur Coche aussitôt qu’il viendra. Je vais retourner boulevard Lannes, j’y fixerai quelques points de détail de façon à ce que le juge d’instruction trouve l’affaire toute prête.

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