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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/147

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L’ÉPOUVANTE

mauvaise place, avec un titre très modeste et tout était dit.

Or, par un phénomène bizarre, ce crime du boulevard Lannes prenait, dès le premier jour, l’allure d’une affaire sensationnelle. On eût dit qu’un instinct extraordinaire avait averti les gens qu’il cachait quelque chose de neuf, d’imprévu. Et, par une coïncidence plus surprenante encore, les événements s’étaient présentés d’une façon telle que Coche n’aurait pas osé les souhaiter aussi favorables à ses projets, et qu’il allait pouvoir, invisible et présent, les suivre, les critiquer, et presque les modifier à sa guise…

Il lut avec la plus grande attention les articles reproduisant son interview du Commissaire, et sourit, retrouvant ses propres phrases, des réflexions qu’il avait faites et des questions qu’il avait posées.

— Demain, se dit-il, j’entrerai en campagne.

Sa consommation achevée, il sortit, remonta la rue Saint-Jacques, et arrêta une chambre dans un hôtel. De sa fenêtre, il voyait la rue et la grande cour du Val-de-Grâce avec son admirable chapelle et son grand escalier.