Ouvrir le menu principal

Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/142

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
137
L’ÉPOUVANTE

intérêts du journal, et qu’il ne faut voir dans ma résolution aucune des manœuvres que vous paraissez soupçonner. Quittons-nous bons amis, voulez-vous ?… Un mot encore. Comme j’ai besoin d’un grand repos, d’un isolement absolu ; comme je veux vivre à l’écart de tous les bruits de Paris, des questions des indifférents ou de la sollicitude des amis, mais comme il me déplairait, d’autre part, que mon départ ressemblât à une fuite, gardez par devers vous les lettres qui pourraient arriver ici à mon nom. Ne les laissez pas dans ma case : on s’étonnerait que je n’aie point donné d’instructions pour qu’elles me suivent… À mon retour, vous me remettrez tout cela…

— Votre décision est irrévocable ?

— Irrévocable.

— Je ne vous demande pas, bien entendu, où vous allez, mais vous pouvez toujours me dire quand vous partez ?

— Ce soir même.

— Et quand pensez-vous revenir ?…

Coche esquissa un geste vague :

— Je ne sais pas…