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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/140

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L’ÉPOUVANTE

l’interview que vous auriez eue et livrée, est-elle fausse, est-elle vraie ? Je ne veux pas le savoir… J’ai d’ailleurs pris depuis quatre heures toutes mes mesures. Vous pouvez passer à la caisse où l’on vous réglera trois mois d’appointements. Nous n’avons plus besoin de vos services…

— Vous m’en voyez tout à fait ravi, Monsieur Avyot. Je me proposais justement de vous prévenir que je désirais reprendre ma liberté : vous me la rendez sans que je la demande ; vous y ajoutez une indemnité d’un trimestre. Je n’en pouvais espérer autant… Je ne me sens pas très bien, en effet… Je suis fatigué, nerveux… J’ai besoin de repos, de solitude… Plus tard, quand je serai remis… je reviendrai vous voir… Pour le moment je vais partir… Où ? Je ne sais pas encore… Mais l’air de Paris ne me vaut rien…

— Voilà une décision bien soudaine, fit le secrétaire de la rédaction. Hier vous vous portiez à merveille… Aujourd’hui vous vous sentez trop souffrant pour continuer à travailler… Ce que je vous ai dit tout à l’heure n’est pas irrévocable… il ne faut pas prendre la mouche, et, pour plas-