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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/139

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L’ÉPOUVANTE

— À une demi-heure près, ça n’a pas d’importance.

— Pardon ! Cela en a une très grande…

— Comment savez-vous si exactement à quelle heure votre confrère a rédigé son papier ?

— Parce que je le lui ai dicté… comme je l’ai du reste dicté à trois autres confrères de journaux du matin.

— Ça, par exemple, c’est plus fort que tout ! Alors, l’interview du Commissaire, c’est vous qui l’avez eue, et pour faire le malin, pour jouer au bon camarade, bénévolement, vous l’avez passée à d’autres ? Toute la presse aura demain ce qui ne devait être qu’à nous ! C’est trop fort !…

— Hélas, toute la presse ne l’aura pas, et je le regrette… Il n’y aura que quatre journaux, et ce ne sont pas les plus importants…

— Écoutez, Coche, il est tout à fait inutile d’éterniser une discussion semblable. Vous ne me paraissez pas être dans votre état normal. D’autre part, il ne m’est pas possible de compter sur un collaborateur aussi fantaisiste dans un cas aussi sérieux, alors que nous avons besoin d’une activité de tous les instants… L’histoire de