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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/137

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L’ÉPOUVANTE

lui donner une de ces leçons profitables qui font les hommes réfléchis, les lois plus sages, et les administrations plus intelligentes ?…

À la nuit close, il se décida à rentrer chez lui. Le concierge en l’apercevant lui dit qu’on était venu deux fois du Monde, et qu’un monsieur qui n’avait pas voulu laisser son nom l’avait demandé. Il demanda des détails, et ne se souvint pas à qui pouvait correspondre le signalement du visiteur. En toute autre occasion, il se fût contenté de penser :

« Bah ! il reviendra !… »

Il se borna cette fois à le dire, et s’énerva à chercher. Comme sept heures sonnaient, il ne prit pas le temps de monter jusqu’à son logement, et descendit au journal.

On l’y attendait avec impatience. Dès qu’il l’aperçut, le secrétaire de la rédaction se répandit en questions et en reproches :

Depuis vingt-quatre heures son attitude était vraiment extraordinaire. On ne le voyait plus ; il fallait courir après lui aux quatre coins de Paris. La veille, à l’heure du coup de téléphone, il avait été introuvable. Aujourd’hui, où l’on attendait son