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Page:Level - L’Épouvante, 1908.djvu/133

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L’ÉPOUVANTE

écrivez, il y en a pour un instant. Vous arrangerez ça à votre façon. J’ai causé longuement avec le Commissaire. Il m’a donné tous les renseignements que je voulais, sauf un cependant, que j’ai omis de lui demander : le nom de la victime.

— Ça n’a pas d’importance. C’est un nommé Forget, un petit rentier qui habitait là depuis trois ans. Pour de plus amples détails, nous n’aurons qu’à passer tout à l’heure au Commissariat.

— Parfait. Eh bien, voilà.

Et il dicta sa conversation avec le Commissaire, insistant sur les moindres détails, soulignant les intonations, précisant les hypothèses. Mais il se garda bien de mentionner sa visite dans la chambre du crime, la trace de pas, et les invraisemblances qu’il avait relevées dans les déductions du magistrat. Cela était à lui, à lui seul. Au reste, nul n’aurait pu profiter de ces indications. Elles étaient sans valeur pour qui ne pouvait connaître le fond des choses.

Tout en dictant, il examinait la salle d’un œil distrait. Au bout d’un moment il s’aperçut qu’il était dans le café d’où il avait téléphoné la veille ;